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Doux réconfort... [PV Lucius]

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Lucius A. Malefoy
♦ Adminissiment vôtre ♦


Sexe:Masculin
Age : 17
Inscrit le : 25 Juil 2007
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Année et âge du perso : En septième, 17 ans
Maison : Serpentard, évidemment
Coeur ? : L'a-t-on simplement déjà atteint?

Feuille de personnage
Citation - dicton: Il n'y a pas plusieurs manières de combattre, il n'y en qu'une, c'est d'être vainqueur
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Dons: Invulnérable, Legimens et Occlumens puissant

MessageSujet: Re: Doux réconfort... [PV Lucius]   Lun 3 Mar - 0:34

He's a stranger to some
And a vision to none
He can never get enough,
Get enough of the one

-30STM, From Yesterday


Prédateur. Lucius Abraxas Malefoy était le loup qui s'infiltre dans la bergerie, pour ne laisser que mort et désolation, pour ne laisser derrière lui que cette aura qui ne le quitte pas, comme la mort et le sang qui lui colle à la peau. Un manteau de douleurs, de souffrances, de voix brisées et de cris étouffés, d'une pitié qui lui glisse comme sur la surface de l'eau cristalline et pure d'un bain. Cristallin et pur dans le plus pur et le plus cristallin du Mal. Lucius est non seulement l'être qui symbolise tout ce qu'il a toujours été, tout ce qu'on a attendu de lui et tout ce qu'il avait pour ambition d'être, de devenir. Monter, monter, toujours plus haut, plus loin, et ce, aux détriments de tout autour. Il prennait, sans jamais s'arrêter pour rendre quoi que ce soit. Il aspirait tout autour de lui, pour la simple et bonne raison que cela lui permettait d'accéder à un nouveau stade de cette perfection dont il avait vu naître l'ambition alors qu'il exultait son premier souffle sur Terre. Lucius était destiné, non par son seul nom, cadeau sacré, mais aussi par sa personne, destituant tout ce qui se mettrait sur son chemin par nécessité, certes, mais avec le plus vil et le plus perfide des plaisirs...

Non seulement prenait-il plaisir à voir les gens souffrir, mais il adorait être la source de cette désolation et de cette consternation silencieuse dont il était l'objet. L'attention contre l'ennemi notoire, contre le monstre qui décime, comme la peste, chassant ses proies en terrain découvert, sans que personne, sans qu'une voix, faible et condamnée fut-elle, ne s'élève. Lucius Abraxas Malefoy, le seul, l'unique, l'arrogant, perfide, supérieur. Il ne voyait que lui et lui seul, dans un univers où le monde entier était son terrain de jeu, de chasse, où il filait sans montrer signe de fatigue ou de lassitude des jours, des nuits entières, dans le simple but d'attiser la soif de sang de Makar qui le hantait, et cette appétit morbide et cette soif dévorante que de sentir, humer, se satisfaire de l'odeur de la peur, de la soumission, et l'onction suprême du dernier soupir. C'était sans doute le moment béni où Lucius, s'il aurait cru en autre chose que sa Toute Grandeur, aurait remercier le ciel de lui avoir donner la chance de pouvoir se délecter de pareil spectacle comme celui qui s'offrait, là, maintenant, sous ses yeux.

Le vil serviteur du Mal semblait avoir captiver, subjuguer, fait chambranler tout l'univers de Marine de Valois, sublime demoiselle, un Aiglon calme et douce, dont Lucius avait réussi à insinuer des doutes dans les plus profondes certitudes de la jeune femme, à l'aide de mots, calculés, pesés, à l'aide de sa voix un brin suave, supérieure et arrogante, son regard impétueux et ses lèvres contre les siennes. Ses doigts qui filaient sur sa peau délicate et douce comme de la soie n'avaient pas été en leste. La haine qu'elle lui portait, virulente, avait fait naître un autre sentiment, filé tel une toile à travers ses croyances, ses attentes et sa rêverie. Le désir. Sinueux ennemi d'une pureté digne de celle de la Bleu et Bronze, et dont on voyait dans les prunelles argentés du Serpentard une certitude à laquelle ses barrières s'étaient relâchés, et Merlin seul sait que le serpent se faufile sans peine dans la plus minime des failles d'une armure...

Même les mots, précédemment bien mesurés et possédant un ton qu'elle voulait sûr et confiant, autant les mots prononcés étaient maintenant maladroits, désabusés. Lucius la fixa de son regard mi-amusé, mi-arrogant. Il lui en fallut de peu pour ne pas soumettre Marine à un silence qui l'empêcherait de se salir la bouche, sa bouche si attirante, ses lèvres encore gonflés par leurs baisers, avec des mensonges et des sottises dont son cerveau lui même voulait s'en convaincre. Il esquissa un fin sourire, puis déposa parcimonieusement un doigt, qu'il glissa d'une manière chorégraphique ce dernier sur ses lèvres à semi-entrouvertes, exprimant ainsi la luxure de son être immergé tout contre le sien. Lucius reprit également la parole, ce qu'un silence troubler par les clapotis de l'eau avait troublé de temps à autres.


«Est-ce vous que vous tentez de convaincre, ou encore moi?»

La jeune femme devait s'être accoutumée à son sourire triomphant qu'il afficha à nouveau. Lucius profita du trouble qu'il avait réussi à insinuer dans l'esprit de Marine pour resserrer leur étreinte, rapprocher son corps du sien, frôlant à chaque mouvement sa peau délicate que même l'eau ne parvenait pas à dissimuler. À cette distance, très minime, soyez en sûr, il pouvait sentir le moindre mouvement, la moindre esquisse de frisson ou de tremblements et parut même sentir l'accélération de son rythme cardiaque quand il finit d'approcher son corps à la limite de l'étreindre complètement sur la silhouette svelte et fine de la Serdaigle. Il sentait son coeur s'affoler, battre à la chamade, exprimant bruyamment ce que l'esprit de Marine semblait vouloir lui faire comprendre. D'ailleurs, quand le jeune Malefoy lui en fit la remarque, elle usa d'un sourire malicieux en lui proposant de l'interpréter à sa guise. C'était l'occasion de lui montrer que son corps, bouillant, comprennait parfaitement et interprétait à la perfection ce que son coeur communiquait il y a à peine quelques instants.

«Il va de soi que je prends cette perche que vous me tendez là...»

Sitôt dit, sitôt fait. Lucius Abraxas Malefoy ne se le ferait jamais dire deux fois. Il laissa sa main, hâtive de gouter, de sentir à nouveau la douceur de sa peau légèrement hâlée à nouveau dans la sienne, contre la sienne, et il explora à nouveau la moindre parcelle de l'épiderme de Marine d'une main, fixant religieusement son visage, n'en profitant seulement pour glisser son regard de ses lèvres à son cou, puis à son creux d'omoplate, où il caressait maintenant du bout des doigts cet endroit envoûtant, attrayant, distrayant, et incroyablement attirant. Il n'en profitait que depuis peu, si peu, qu'il eut droit au témoignement du plaisir qu'elle prenait par un délicat soupir. De quoi attiser sa confiance et regonfler son ego, comme si besoin était.

Il se laissa ensuite prendre dans l'ambitieux et imprévu tourbillon causé par le baiser dont Marine de Valois pouvait se vanter d'avoir fait le premier pas, en être l'ultime investigatrice. Elle y mêla sa douceur et son avidité des lèvres du Serpentard à la violence légèrement apaisée par la jeune femme, mêlant un baiser étrange, subjuguant, dans lequel Lucius prit sa main qui se tenait sur le bas du dos de la jeune femme et la colla à nouveau contre lui, accentuant la profondeur de ce baiser avant que, tous deux, virent à bout de souffle. Se reculant en premier, une lueur étrange et amusée dans les yeux, il écouta les paroles de la jeune femme, s'en réellement s'en détacher.


«Jusqu'au moment où vous m'avez fait comprendre que vous aviez la même, l'identique idée qu'est mienne du dénouement de cette rencontre.»

Elle l'avait embrassée, sans qu'il n'eut à faire quoi que ce soit pour qu'elle le fasse. Marine de Valois s'était volontairement, corps et âme, engagé dans un baiser qu'elle savait empoisonné du charme troublant et meurtrier de Lucius Abraxas Malefoy. Volontairement, elle s'était jetée dans ses bras, après qu'il l'eut attiser par les moyens qu'il connaissait et dont l'attrait de connaître ce plaisir de la savoir contre lui en valait la chandelle. Étonnamment, Lucius jetait mentalement une fleur à la jeune femme, pour lui avoir fait oublier depuis le début de leur rencontre le but premier de leur retour à Poudlard pour lui faire revivre ces moments où, vivant, il n'enlevait à personne ce cadeau, pourtant, en s'en sentant comblé à un point qu'il n'aurait imaginer autrement. Sinon le meurtre, sinon le sang, sinon la douleur. Maintenant, douloureux désir, impétueux désir, désir naissant et flamme qui se consume...
_________________

Sweet dreams
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Marine de Valois
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MessageSujet: Re: Doux réconfort... [PV Lucius]   Mer 5 Mar - 18:16

Merlin pardonnez la d’être si faible. De se sentir si chétive, si frêle et démunie d’une quelconque force face à lui. Pardonnez la parce qu’à cet instant plus rien ne compte, ni la Mort, ni la désolation, ni la souffrance, seulement ce désir, cette soif insatiable de chair, cette soif de lui…Lucius Malefoy, Prince des Enfers, Serviteur du Mal, Démon au charme presque inhumain. Pardonnez la parce qu’à cet instant, seules ses pulsions dictaient ses actes, parce que sa raison n’était plus, parce que les battements de son cœur ne dépendaient plus que de son corps contre le sien, de ses mains sur sa peau et de son souffle au creux de son cou. Pardonnez la également d’avoir, le temps d’un baiser, allié avec ardeur sa pureté à la noirceur du jeune homme, de s’être inclinée si vite, de ne plus pouvoir résister, de ne plus vouloir résister. Il était trop tard pour reculer, mais pourquoi en était-elle presque satisfaite ?

Quel mensonge ridicule. Mais, aussi désespérées soient ces paroles, c’était tout ce qu’il lui restait en guise de défense, autrement dit rien. Absolument rien ne pourrait faire croire à Lucius une pareille énormité. Qu’il ne l’attirait pas une seconde. Mais tout prouvait le contraire, des battements de son cœur jusqu’à la teinte rosée délicate ancrée sur ses pommettes. Que faire alors ? Se complaire dans une lutte aussi acharnée que vaine ou se soumettre, docile à ce bourreau si impressionnant dans son calme glacial qu’il n’avait ni besoin de dégainer sa Baguette ou d’élever la voix pour persuader, convaincre, dominer ? La Serdaigle un brin candide n’aurait jamais cru possible qu’on puisse ainsi la déstabiliser, en aurait même rit si on le lui avait prédit.

Et pourtant, face à lui, elle ne maîtrisait plus rien. Ni ses actes, ni ses paroles, ni ses réactions. Seuls le désir et l’impulsion étaient maîtres de son esprit, car jamais la prude Marine n’aurait embrassé un jeune homme à peine connu d’elle avec tant de fougue et de passion, qui plus est ce jeune homme. Car oui, elle ne l’aimait pas. Que dis-je ? Oui, elle l’abhorrait sans pourtant le connaître. Pas vraiment dans l’esprit habituel de la Serdaigle, qui préférait se fonder sa propre opinion, mais il y’avait trop de preuves de son abomination contre lui et ne s’en cachait même pas. Elle était certaine que tout en lui n’inspirait que répulsion et dégoût, et voilà qu’avec quelques mots et une facilité déconcertante, il brisait ses certitudes et ses opinions qu’elle croyait de fer forgé, mais en réalité d’une stupéfiante fragilité devant Lucius.

C’est pourquoi ces derniers mots furent loin d’avoir l’effet escompté. Loin de la convaincre elle-même, et à des milliers d’années lumières de persuader une seule seconde le Serpentard, ses mots furent le témoignage, la preuve irréfutable de la défaite de la Serdaigle, de son échec lamentable à avoir tenté de rester stoïque, à ne pas succomber au charme hypnotique du glacial Lucius. Son regard acier si envoûtant et intimidant à la fois vint fixer la jeune femme à la suite de ses stupides paroles, et elle ne fut cette fois ci nullement surprise de déceler au fond de ses prunelles une lueur d’amusement. Elle vit un sourire naître sur les lèvres fines du jeune homme, un sourire qui paraissait tellement naturel et humain sur quelqu'un dont les réactions l’étaient si peu qu’il en devenait étrange, presque inquiétant.

Quelques secondes. Quelques minuscules secondes qui parurent à la Serdaigle être une éternité tant l’attente était interminable. Et c’est au bout de ces quelques secondes que la main de Lucius s’éleva lentement et qu’un unique doigt se déposa sur les lèvres de la jeune fille qui se soumit à cet ordre impérieux de faire silence. Puis ce fut lui qui prit la parole. Et contrairement à elle, de ses dires émanaient tant d’assurance et de placidité qu’il y’avait de quoi déstabiliser et un frisson non identifié parcourut la jeune fille toute entière. Entre le désir et l’intimidation. Marine tenta bien d’ouvrir la bouche et de répliquer quelque chose, peu importe, quoi que ce soit, mais rien, rien ne sortait. Alors elle se résigna et baissa la tête, ne voulant supporter le regard amusé de son « adversaire », son regard victorieux, le regard du triomphe.

Et cette étreinte qui se resserrait lentement autour d’elle. Prisonnière de cet étau diaboliquement délicieux, l’Aiglonne n’avait plus d’autre choix que de subir ce supplice exquis, celui de se trouver entre les bras d’un des responsables notoires de la déchéance de ce qui avait jadis été la plus prestigieuse École de Sorcellerie du Monde et surtout celui d’apprécier. D’apprécier malgré elle sa peau contre la sienne et ses mains sur son corps et d’être consciente qu’à cet instant, le Serpentard était le seul Maître des battements de son cœur. Aussi, lorsqu’elle n’avoua qu’à demi-mot la raison d’un tel affolement de son rythme cardiaque, il l’avertit qu’il saisissait l’occasion et la Serdaigle eut un léger tremblement d’anticipation.

Et Marine perdit pied. Se laissant peu à peu noyer dans les limbes d’un plaisir dont elle n’avait imaginé l’ampleur, plongeant avec avidité dans cet abysse de délices jusqu’alors inconnus d’elle, s’offrant aux tortures délectables que lui prodiguaient les doigts de Lucius. Et ce soupir, témoignage de son plaisir qu’elle n’avait pu empêcher d’exprimer et qui fit sourire de nouveau le jeune Malefoy. Et ce baiser qu’elle avait provoqué. Si doux, si fougueux et si violent à la fois. Était-ce possible ? C’en était la preuve. Collée au Serpentard par sa main qui l’avait attirée à lui, ce baiser en devenait profond, presque passionné. Ce fut lui qui brisa cette étreinte en se reculant légèrement, lui qui la fixait de son regard troublant pour enfin lui répondre, par des allusions discrètes et des sous-entendus appuyés qu’il était certain à présent que l’objectif de Marine était le même que le sien.


- Mais, de quoi voulez-vous donc parler ?

Sourire candide de petite fille ingénue. Mais à quoi jouait-elle ? Prenait-elle goût, sans le vouloir, à ce petit jeu qui, malgré les délicieux avantages, pouvaient dissimuler des risques, d’énormes risques. On ne jouait pas avec Lucius Malefoy. La Serdaigle habituellement sage et réfléchie devrait le savoir et pourtant, effrontément, insolemment, elle jouait. Serait-elle devenue folle ? Non, juste aveuglée par un désir qui lui brouillait la raison ou la sagesse, un désir plus fort que tout, que la peur, que la haine et que toutes les barrières qui soient…

Ensuite, c’est certain, elle implorera le pardon de Merlin. Ensuite certainement les amers regrets la rongeront de l’intérieur. Ensuite sa propre image l’écoeurera sûrement parce qu’elle avait osé se donner à un tel homme, parce que, s’être unie à lui le temps d’une nuit sera considérée comme une trahison envers les siens, une trahison qu’elle garderait secrètement au fond de son cœur, lourd fardeau qui sera pénible, tellement pénible à porter sur ses frêles épaules. Le jeu en valait-il la chandelle ? Assurément, si déjà Lucius parvenait à la transporter si loin de la réalité. Toujours est-il que dans ce présent si fort en émotions, les regrets n’avaient pas leur place, pas maintenant, pas encore…
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